Eau et ses enjeux

L'eau publique est préférable...

Alimentation, énergie, eau

Des enjeux étroitement liés selon le Forum économique mondial (rapport)

Les problématiques des ressources en alimentation, en énergie et en eau sont interconnectées et les réponses apportées face à l'augmentation de l'utilisation de ces ressources doivent être intégrées, souligne le rapport annuel sur les risques mondiaux, publié par le Forum économique mondial, deux semaines avant la rencontre de Davos (Suisse), qui aura lieu du 26 au 30 janvier 2011. (suite)



L'eau et ses enjeux dans le secteur de la restauration.



La privatisation des débats publics... notre conseil mondial de l’eau à nous ! Article de Sylvie Paquerot paru dans Presse toi à gauche 


Contrôlé par des intérêts privés, sans reddition de comptes publique à quelque niveau que ce soit, il se pose et se prétend LE lieu du débat public sur l’eau au plan mondial. Le World Water Assessment Programm (WWAP), notamment, y présente ses rapports plutôt qu’à l’Assemblée générale de l’ONU.

Un Forum québécois sur l’eau aura lieu les 25 et 26 octobre 2010 à Montréal. Parue dans le cahier spécial sur l’énergie du journal Le Devoir, l’annonce du prochain Forum québécois sur l’eau, identifié comme une initiative du journal Les Affaires, qu’on qualifie un peu pompeusement de « rassemblement des forces vives sur la gestion de l’eau au Québec », soulève de nombreuses questions. (...)

Privatisation du débat public
La prétention cependant, à rassembler les « forces vives », à près de 1 500 $ l’inscription... (suite)


L’Eau et ses enjeux
Le Conseil mondial de l’eau, une communauté des industriels de l’eau où la voix des assoiffés de justice ne pèse pas lourd.

Le Conseil mondial de l’eau (CME) est une plate-forme multilatérale créée en 1996 à l’initiative des organisations internationales et des spécialistes du secteur de l’eau reconnus à travers la planète, dans l’intention de résoudre les problèmes liés à l’eau qui préoccupent, de manière croissante, la communauté internationale.

Le CME  a pour mission  “la sensibilisation, au développement d’une mobilisation politique et à la mise en place de stratégies efficaces sur les problématiques de l’eau, à tous les niveaux, incluant les plus hautes sphères du processus décisionnel, ainsi qu’à encourager la conservation, la protection, le développement, la planification, la gestion et l’utilisation de l’eau dans tous ses aspects dans un contexte de développement durable basé sur le bien-être de tous les êtres vivants sur la terre“(1) L’actuel
 président du CME est M. Loïc Fauchon,  dirigeant de la Société des eaux de Marseille, ex-filiale commune de Veolia et Suez, désormais contrôlée à 100% par Veolia)

A travers une plate-forme permettant de faciliter les débats et échanger les expériences, le CME a pour objectif de parvenir à une vision stratégique commune sur la gestion des services et des ressources en eau pour l’ensemble des parties prenantes au sein de la « communauté de l’eau ». Les opposants à la marchandisation de l’eau et à la privatisation des services d’eau  désignent cette communauté d’affaires « le cartel de l’eau ».  A ce titre, le CME est également un laboratoire d’idées pour la politique mondiale de l’eau et a pour mandat de trouver des solutions pour faire face aux différents problèmes.

Pour le CME, dans le cadre du développement des capacités liées à la gestion intégrée des ressources en eau, il s’avère nécessaire d’instaurer un nouveau dialogue entre les différentes communautés privées et publiques - politique, diplomatique, administrative, financière, légale et technique/scientifique, et entre les communautés traditionnelles de l’eau - industrielle, urbaine, agricole et tout ce qui concerne le transport de l’eau. Cette intégration industrielle de la gestion de l’eau, un bien commun,  irremplaçable et  essentiel à toute vie, comporte des risques élevés de priorisation des usages de l’eau pour des fins rentables pour les entreprises privées au détriment des équilibres écologiques et sociaux dans les territoires.    


Les séances triennales du Forum mondial de L’eau

L’une des premières actions du CME a été « d’accroître la sensibilisation aux problèmes de l’eau dans le monde et de mobiliser la classe politique à ce sujet ». L'organisation du Forum mondial de l'eau (FME) est l'une des principales étapes vers l'atteinte de ces objectifs et constitue donc une vaste opération de lobbying auprès des gouvernements en faveur des membres du CME.

Le FME se veut constituer une plate-forme unique d’échanges et de discussions au sein de laquelle la « communauté de l’eau » est en relation avec les politiques et les preneurs de décisions du monde entier pour essayer de trouver des solutions visant à accroître la sécurité de l’eau. Organisé tous les trois ans en étroite collaboration avec les autorités du pays-hôte, le FME est devenu un événement incontournable dans le domaine de l’eau. Le CME a fixé pour le FME quatre objectifs fondamentaux:
  • S’efforcer de mettre les problèmes de l’eau plus en avant sur la scène politique
  • Faciliter l’intensification des débats en vue de résoudre les problèmes liés à l’eau dans le monde au 21ème siècle
  • Formuler des propositions concrètes et souligner leur importance sur la scène internationale
  • Susciter un engagement politique

Cet engagement politique se traduit évidemment  par des investissements publics dans les biens et services privés proposés par  l’industrie mondiale de l’eau. Celle-ci se propose donc comme étant la plus sûre et la plus efficace dispensatrice des biens et services indispensables à un accès universel à l’eau. Cette privatisation du pouvoir politique et de gouvernance citoyenne de l’eau   fait scandale aux yeux des groupes de la base sociale tenante de l’eau en tant que bien commun de responsabilité collective. Les entreprises privées  s’inscrivent dans un discours de « bon citoyen corporatif »  pouvant soulager les administrations publiques des tracas de la gouvernance de l’eau et de desserte des services d’eau et d’assainissement..
Cette prétention des transnationales de l’eau à prendre pied en tant que « bon citoyen corporatif »,  constitue pour Riccardo Petrella, un militant international de longue date de l’eau (2) « une mystification, un vol des principes fondamentaux ».  La dramatisation des problèmes, le positionnement de l’expertise technique et financière du secteur privé comme unique solution « clef en mains » pour les gouvernements  pour la garantie du droit  l’eau et de l’accès à l’eau est un stratagème visant le désengagement des États et l’abandon de leurs responsabilités aux mains d’un totalitarisme du marché:

5ème FME: Istanbul 2009 "Bridging Divides for Water"
Plus de 25.000 participants ont participé au 5ème Forum mondial de l’eau, du 16 au 22 mars 2009 à Istanbul en Turquie, faisant de cet événement sur l’eau le plus important au monde.
Pendant l’organisation du 5ème Forum mondial de l’eau, la communauté internationale de l’eau a travaillé conjointement selon le précepte de “Bridging Divides for Water” (établir des passerelles entre nos divergences  pour l’eau). Les organisateurs  ont vite réalisé qu’ils ont plus de choses en commun qui les unissent que celles qui  les séparent, et surtout qu’ils partagent la même ferveur de « fournir de l’eau aux plus démunis ».  
La capacité de ces derniers  à prendre eux-mêmes en charge leur propre gouvernance de l’eau est-elle prise en compte?  Les documents émanant du 5e FME en font peu mention. Le journaliste  Marc Laimé du Journal des Alternatives (2) rapportait que : à Istanbul, une contestation sans précédent s’est affirmée et qui aura vu, non seulement activistes et société civile, mais certains états, et plus important encore, les représentants des réseaux constitués par les autorités publiques locales, revendiquer plus fort que jamais de voir l’ONU supplanter formellement le CME, une organisation qui selon de nombreuses ONG internationales  est « inféodée aux lobbies qui prônent sa marchandisation ».

Lancement du 6ème Forum mondial de l'eau  Marseille mars 2012
Quelque 400 personnes venues du monde entier se sont rassemblées à Marseille les 3-4 juin 2010 pour lancer le processus préparatoire du 6ème FME. Tout en s'appuyant sur les résultats du Forum d'Istanbul et d'autres processus internationaux reconnus, il a été demandé aux participants d'aller au- delà de l'identification de thèmes et de  sujets en cherchant plutôt des moyens de les mettre en place. Car le 6ème Forum mondial de l'eau se veut être le "Forum des solutions ». IL est fort à craindre que l’approche « Top down » sera préconisée pour ces solutions. L’accord a été signé le 15 octobre 2010. Le 6ème Forum mondial de l'eau aura bien lieu à Marseille en mars 2012. Chantal Jouanno, Secrétaire d'état à l'écologie de al République Française, Jean-Claude Gaudin, Maire de Marseille et Loïc Fauchon, Président du CME ont signé mardi 15 octobre 2010 l'accord liant les coorganisateurs de cet évènement.
 
L’engagement politique espéré par la communauté internationale des industriels de l’eau est, bien entendu, traduisible  en investissements publics dans les technologies de pointe, les grands ouvrages de génie hydraulique, les usines de filtration des eaux potables et de traitement des eaux usées et dans les infrastructures de transport pour le commerce de l’eau... Les techniques douces ancestrales et efficaces jouant un rôle important pour éviter aux populations, surtout rurales,  la dépendance  envers la techno science industrielle de l’eau,  seraient-elles confinées dans la marginalité? IL y a fort à parier que oui, si l’agenda du CME se réalisait intégralement. Lors du  3e Forum de Mexico en 2006, le FME avait littéralement avalé le Forum alternatif mondial de l’eau (FAME) en créant en quelque sorte un coin pour les ONG de la société civile. Celles-ci, réveillées à Istanbul en 2009, auront-t-elles, en moins d’un an et demi à compter d’aujourd’hui, les capacités de réseautage et de mobilisation pour faire d’un prochain FAME un événement représentatif et crédible  des « solutions alternatives »  à la privatisation des services d’eau, aux yeux de l’opinion publique internationale? La dignité des peuples face aux transnationales est en jeu.   

Pour Marc Laimé (2) « L’enjeu de Marseille 2012 c’est l’hégémonie culturelle sur la question de l’eau. Que les tenants de sa marchandisation l’emportent, et les slogans clamant que « l’eau n’est pas une marchandise » pourront être rangés au magasin des accessoires… ». La contestation citoyenne réaffirmée  à Istanbul en 2009 et annoncée pour 2012, n’empêchera aucunement le CME de conférer à Marseille dans 17 mois. Le FME prévoit accueillir  entre 20 et 30 000 personnes..Riccardo  Petrella, pour sa part, s’insurge et insiste : : « La bonne intendance du bien commun et la gouvernance des ressources  essentielles à la vie revient aux entreprises  publiques  redevables au gouvernement du peuple,  aux finances  publiques et aux sociétés d’État imputables devant les parlements ». Sans quoi nous tombons dans l’industrialisation de nos vies, la privatisation financiarisée et la marchandisation des richesses irremplaçables et essentielles à la vie qui constituent  un patrimoine commun de la grande famille humaine.



Charles-Eugène Bergeron
21 octobre 2010







Tantawachi ou la Vision Andine de l’ Eau
Pendant l’évènement divers représentants impliqués dans la Escuela Andina del Agua ont partagé leurs expériences de mobilisation et de résistance face au menaces de privatisation et marchandisation de l’eau. La Escuela Andina del Agua de Bolivie a fait connaître les avancées et les difficultés du processus de récupération, de valorisation et de défense de la vision andine de l’eau. Celle-ci y est est considérée comme un être vivant, source de vie, patrimoine de la terre et élément de cohésion communautaire.

La Escuela Andina del Agua, dont les infrastructures se trouvent à Flores Rancho, communauté de la municipalité de Cliza dans le département de Cochabamba, se veut un espace de discussion et de construction d’alternatives pour la gestion alternative de l’eau par la redécouverte des principes et des pratiques des communautés andines. Dans le cadre de la Escuela s’est réalisée l’investigation de et par la communauté des savoirs et des technologies ancestrales afin d’identifier ceux qui permettent l’élaboration de modes alternatifs soutenables et écologiques de gestion de l’eau.

Selon les communautés des hauts plateaux de Bolivie, l’eau est un être vivant d’où origine la vie et elle est reconnue comme divine. On peut parler avec l’eau, lui demander de descendre et la remercier. Comme tous les êtres vivants, l’eau peut agir positivement ou négativement, occasionner des sécheresses ou des inondations. On souligne l’ importance d’observer les bio-indicateurs pour prédire le climat, la saison des pluies, la quantité d’eau qui circulera. En fonction d’elle se décide quand, combien, où et quoi semer. On met l’accent sur les savoirs locaux relatifs à l’eau et aux ressources naturelles qui méritent d’être revalorisés face aux contraintes qu’imposent le climat et les changements climatiques.

Dans la constitution équatorienne la nature est sujet de droits; l’eau est reconnue comme un droit humain fondamental et de la compétence exclusive des secteurs public et communautaire. Cette reconnaissance est le fruit de la lutte des organisations sociales, des paysans et des indigènes principalement.

Le mouvement organisé fait maintenant face à l’élaboration de la Loi des Eaux et sa ratification. Les organisations sociales ont proposé un Conseil pluri-national et pluri-culturel de l’eau comme organisme de régie de toutes les politiques concernant l’eau et son administration avec la participation des organisations sociales. L’État a plutôt choisi de créer le Secrétariat National de l’Eau pour mettre en place la nouvelle Ley de Aguas. Les organisations sociales ont questionné la marchandisation de l’eau et proposé de déclarer nulle les concessions de ressources hydriques à des entreprises privées.

Ces mouvements sociaux furent disqualifiés par le gouvernement en tant que groupes corporatifs. Il y a contradiction entre le cadre constitutionnel et l’approbation de lois qui privilégient des secteurs déterminés. Deux visions sont entrées en conflit, d’un côté le modèle exportateur de matière première et de l’autre le modèle qui considère l’eau comme un être vivant à respecter.

Au Pérou une alliance entre les travailleurs des entreprises publiques et les communautés paysannes s’est consolidée pour la défense de l’eau. Dans la lutte pour la défense de l’eau comme bien public on a répertorié dans diverses régions du pays la tenue d’ateliers d’analyse et de discussion sur les ressources hydriques à partir desquels se sont construits les alliances et les fronts de défense de l’eau et la vie.


Par exemple, dans la ville de Huancayo, c’est grâce à ces alliances que le processus d’attribution de concessions de l’eau a été annulé et que l’on tente plutôt de construire un modèle municipal de gestion de l’eau. Ces alliances et d’autres organisations ont permis de critiquer les faiblesses de la loi sur les privatisations, faisant connaître les échecs de la privatisation et les succès de la gestion publique. Les producteurs agricoles ont amélioré leur expertise sur le thème de l’eau droit humain avec le désir de faire grandir la conscience écologique concernant l’importance des cours d’eau et autres sources hydriques en dénonçant les entreprises qui polluent.

À Santa Fe, en Argentine, les entreprises publiques de service d’eau avaient étés cédées à la firme Suez, ce qui n’a rien amélioré. Au contraire, les coupures et les débordements sont apparus dans les quartiers. En 1996 a commencé la lutte de maintes organisations contre la privatisation de l’eau. Il y a eu des mobilisations et un référendum au début de 2006 suite à quoi le contrat a été révoqué et on est retourné à la gestion publique. Après la récupération de l’entreprise, le défi fut d’en modeler une de qualité, efficiente et participative. La classe politique n’a pas voulu mettre de côté le modèle de «société anonyme» (S.A.) dans sa renaissance étatique, la grande majorité des actions est restée aux mains de l’état bien qu’avec la participation des employés et des municipalités. On était loin d’une participation formelle des usagers et des organisations communautaires à la gestion.

En Colombie, le concept de biens communs est exclu, les lois de spoliation des ressources, il y en a 5, font partie de la gouvernance. Trois de celles-ci ont été vaincues par les mouvements sociaux, la Loi des eaux, la Loi des forêts et celle de l’institut du développement rural. Or, ces lois qui prétendaient remettre le patrimoine naturel au capital corporatif transnational, se sont remises en force autrement même si les mouvements sociaux avaient eu gain de cause sur elles. Par exemple, suite à l’abolition de la loi des eaux par le congrès sont apparus des projets départementaux qui ont remis toute la gestion et le contrôle des ressources à trois corporations, niant toute légitimité à la gestion communautaire et la considérant non efficiente. Les politiques de sécurité nationale et les lois d’appropriation affectent le droit fondamental à l’eau. Ces politiques entraînent l’instauration de 4 situations qui présentement mènent à la désintégration sociale, politique et économique: les mines, les barrages, les agro-combustibles et la plantation de pins à palme et d’eucalyptus. Ce scénario favorise les oligarchies et la bureaucratie qui ont des relations avec la politique et les groupes paramilitaires.

À Santander, Colombie, une bataille pour la défense des hautes-terres («páramos») du département a fait rage. On a présenté l’expérience de lutte et de résistance de la population du «paramo almorzadero» contre l’entreprise qui exploitait le charbon tout en cherchant de nouveaux gisements. Les paysans ont eu gain de cause en1991. L’entreprise a quitté les lieux jusqu’en 2004 alors que l’exploitation a repris de façon illégale. La mobilisation paysanne en défense du páramo s’est allié d’autres instances, dont le conseil municipal, plusieurs maires des alentours et le gouverneur du département. Ensemble, ils ont réussi à arrêter l’exploitation du charbon dans la région. À partir de ces mobilisations et l’approbation de règlements le páramo almorzadero fut déclaré territoire réservé pour la vie.

Le discours sur l’eau comme être vivant, sang de la Pachamama, a stimulé le travail de comités des Alpes italiennes. Ils se sont montrés très sensibles à ce regard porté sur l’eau. Des mouvements de lutte pour la défense de l’eau comme bien commun se sont formés. Dans les villages de montagne sont nés de multiples comités pour l’eau publique, organisés non seulement localement, mais dans toute la région des montagnes pour former un front de résistance à l’encontre du processus de privatisation de l’eau qui est en train de se produire en Italie.

Pour conclure, les présentations ont mis en lumière la contradiction entre deux modèles: pour la vie ou pour la mort. Le premier considère les ressources naturelles comme des êtres vivants ayant des droits soumis à une gestion publique et communautaire. Le second se fonde sur une philosophie extractive et mercantile des ressources pour le bénéfice financier de corporations.

Elaborado por la Escuela Andina del Agua






Sables bitumineux - La guerre de l'eau au Canada

In the vast, pristine forests of Western Canada, the "war for water" has already begun…

Thanks to Alberta’s Athabasca oil sands, Canada is now the biggest oil supplier to the United States. A controversial billion-dollar industry is heavily invested in extracting crude from the tarry sands through a process so toxic it has become an international cause for concern. Four barrels of glacier-fed spring water are used to process each barrel of oil, then are dumped, laden with carcinogens... (suite)

Les Affaires présente le premier Forum québécois sur l'eau
Le jounal Les Affaires, en collaboration avec Le Devoir et le 98,5 FM, présente les 25 et 26 octobre prochains le Forum québécois sur l’eau qui se tiendra au Centre des sciences de Montréal. Cet événement rassemblera les forces vives du milieu et des intervenants de tous horizons : monde politique, milieu universitaire, groupes environnementaux, communautés autochtones, gens d’affaires, citoyens...

Fernand Dumont et Charles-Eugène Bergeron deux membres du Conseil diocésain de Québec représenteront Développement et Paix et tâcheront de se faire à ce premier forum québécois sur l'eau les porte-voix des sans voix: les 884 000 000 êtres humains sur Terre qui n'ont pas accès à prix abordable à de l'eau potable. Notre campagne de création de ZLEE -Zones libres d'eau embouteillée partout où c'est possible, ira à contre-courant de la mentalité entrepreneuriale autour de l'or bleu. Et pourtant, l'aide internationale à l'accès pour tous à l'eau ,dans l'atteinte des Objectifs du millénaire pourrait représenter de belles occasions d'affaires pour les entreprises québécoises du génie et des technologies de l'eau.

Ce forum sera une occasion d’abattre des cloisons entre les intervenants et de susciter un débat ouvert et franc sur l’eau au Québec. Des experts hors Québec viendront aussi présenter des initiatives avant-gardistes pour encadrer l’exploitation durable et la mise en valeur de la ressource. En préambule, Les Affaires vous proposent une série d’articles pour résumer les enjeux. Vous n'avez qu'à cliquer sur le titre de ce message pour y accéder

adapté du site web du journal les Affaires par: ceberger, le 17 octobre 2010

Le site de la Décennie internationale d’action « L’eau, source de vie » 2005-2015

Tout à fait extraordinaire, ce site vaut vraiment le détour pour qui s'intéresse à l'eau et veut s'engager pour promouvoir l'accès universel à l'eau. On y découvre l'origine de la Décennie, les organisations internationales partenaires sous la présidence de l'Organisation mondiale de la santé, et de plus, une foule d'idées pour "faire la différence".

On y trouve toute l'information pertinente sur les pénuries d'eau, l'assainissement, la prévention des catastrophes et des maladies liées à l'eau, la qualité de l'eau, les eaux transfrontalières, l'eau et les femmes, la formation, le financement, l'évaluation des projets de meilleure gouvernance de l'eau, la gestion des ressources en eau, et enfin sur la région prioritaire: l'Afrique.

Au chapitre des ressources, on y accède à toutes les publications des dizaines d'organisations partenaires de la Décennie, une galerie de photos, une liste exhaustive de la documentation de base sur les enjeux de l'eau , un calendrier des événements-clef au plan mondial où de discutent les grandes décisions pour l'atteinte des Objectifs du millénaire. Une section conduit au site de la Journée mondiale de l'eau qui revient chaque année le 22 mars. On y trouve aussi des "Quiz sur l'eau" qui nous en apprennent énormément sur les réalités qui touchent l'accès à l'eau et à L'assainissement pour tous.

De plus,, un magnifique "Coin des jeunes" s'ouvre. Alors, enfants, adolescents et enseignants peuvent découvrir une foule d'activités et d'outils, des vidéos, des histoires vécues, un livre illustré, une revue et des magazines auxquels on peut s'abonner gratuitement grâce à une passerelle vers le site "eau" de l'UNICEF. Tout cela pour s'informer, se sensibiliser, se mobiliser, s'exprimer en solidarité et... s'amuser!

par: ceberger
16 octobre 2010

Un dossier de fond sur l'eau embouteillée sur le site du réseau anglais de Radio-Canada ( extraits)

Au Canada, la consommation d'eau embouteillée était estimée à 24,4 litres per capita en 1999. En 2005, cela s'est accru à environ 60 litres par personne, représentant des ventes de 653 millions de dollars...

En août 2008, le Conseil de ville de London en Ontario a voté pour bannir l'eau embouteillée dans les établissements municipaux, les parcs et autres lieux récréatifs. En réponse au bannissement de London, l'Association des industries des boissons rafraîchissantes du Canada déclara que cette décision bafouait le libre choix des consommateurs...

Deux des plus grands distributeurs deau embouteillée, Coca-Cola (Aquafina) et Pepsi (Dasani), utilisent de l'eau potable municipale. La demande sans précédent pour leurs produits s'accroît à un point  tel que l'aqueduc municipal est sur-sollicité dans le secteur où ces compagnies opèrent. Ces dernières acquièrent leur matière première à un prix substantiellement plus bas que le prix exigé aux ménages par les autorités municipales. Des experts estiment que si le tendance pour la consommation de bouteilles d'eau se poursuit, cela pourrait conduire à la privatisation des approvisionnements de l'eau municipale au Canada.

En savoir plus

traduit par: ceberger  16 octobre 2010



Blog Action Day 2010 pour ne pas oublier que l'eau est précieuse

Du blogue de Julien Bonnel

Le Blog Action Day qui se déroule chaque année le 15 octobre est un jour où les blogs du monde entier abordent ensemble un thème pour mobiliser le plus grand nombre. J'avais relayé l'édition 2009 : Blog Action Day 2009 pour ne pas oublier le réchauffement climatique

Le thème de l'édition 2010 concerne l'eau tant précieuse... et pourtant :

* L'eau non potable et le manque d'assainissement tuent plus de personnes chaque année que toutes les formes de violence, y compris la guerre. Aujourd'hui 42 000 personnes meurent par manque d'eau chaque semaine soit plus de 2 millions chaque année !
* Plus de gens ont accès à un téléphone cellulaire que d'une toilette. Aujourd'hui, 2,5 milliards de personnes n'ont pas accès à des toilettes.
* Chaque jour, des femmes et des enfants en Afrique marchent à pied plus de 109 millions d'heures pour chercher de l'eau.

Il y a aussi une pétition à target="_blank"signer ici! et on peut aussi aller directement sur le blogue (en anglais)


Santé Canada et l'eau embouteillée

L'eau embouteillée est un sujet d'intérêt majeur pour les Canadiens et les Canadiennes. Dans cette section, vous trouverez des réponses à des questions fréquemment posées au sujet de la qualité de l'eau embouteillée vendue au Canada.

Le sort de l'eau

Pour ceux et celles qui s'intéressent au sort de l'eau, un site animé par Gérard Verna, de l'université Laval. Ce site constitue une excellente source sur les enjeux de l'eau.

L'Asie risque une grave pénurie d'eau

L'explosion démographique, l'urbanisation massive ainsi que la demande croissante en énergie et en nourriture pourraient drainer les réserves d'eau douce du continent asiatique à moins que des efforts ne soient déployés pour mieux gérer la ressource, ont prévenu des experts mardi.