mardi 21 juin 2011

Gaz de schistes: Une étude britannocolombienne démontre que l'exploitation par hydrofracturation est à haut risque pour les aquifères

Tandis que la presse québécoise rapportait le 18 juin 2011 la retentissante manifestation d'opposants au gaz de schiste à Montréal, suite à une longue marche de militants d'aussi loin que de Rimouski, dans le Bas-St-Laurent, des appuis scientifiques et journalistiques à un moratoire prolongé sur l'industrie du "shale gaz fracking" s'accumulent et la poussière retombe, suite à la rencontre de Québec les 29-31 mai. d'interAction Council, sur le thème de la crise de l'eau.

Un journaliste scientifique de Colombie-Britannique a réalisé une étude comparative sur les risques et avantages de l’exploitation du gaz de schiste en Amérique du Nord.

C’est sans conteste l'étude qui incita le BAPE à la prudence, notamment en ce qui concerne l’hydro-fracturation. En effet, cette analyse journalistique est bien documentée, consciente des enjeux, des risques et des contradictions, et confronte les incapabilités des politiciens dans leurs indécisions et celles des ingénieurs et géologues dans les limitations de la technologie et les contraintes de l’environnement.

Il s’agit de “Points de rupture”, par Ben Parfitt

Cette étude décrit d’abord le concept et les risques de l’hydro-fracturation.
(En théorie, la fracturation est très simple, mais en pratique, c’est un exploit d’ingénierie – environnements extrêmes, création de brèches par perforations accidentelles ou à travers les fissures verticales).

Ensuite cette étude adresse les problèmes de l’impact de la quantité phénoménale de l’eau utilisée, et les risques au sujet de la qualité de l’eau (usage de produits chimiques toxiques ou cancérigènes, contamination des eaux souterraines).

Cette étude aborde ensuite l’absence de réglementation du gaz de schiste et l’allocation de l’eau au Canada. Et met en perspectives le contraste entre la détermination proactive des États-Unis et la résistance du Canada à toute réglementation ou politique publique adéquate.

En conclusion l’étude reconnait "l’importance de l’exploitation du gaz de schiste ainsi que les risques de mettre en péril d’importantes ressources en eau, sinon la sécurité de l’approvisionnement en eau du Canada."

Source: Michael Louvet PEng, dans un commentaire suite à l'article de Radio-Canada en date du 31 mai intitulé: "D'anciens dirigeants mondiaux livrent un plaidoyer en faveur de l'eau".

Photo: Alain Roberge, La Presse
Trois générations d'une même famille ont pris part à la marche entre Rimouski et Montréal contre le gaz de schiste: Colin St-Cyr-Duhamel (le fils), Philippe Duhamel (le père) et Éric Duhamel (le grand-père)

Le communiqué final de la rencontre d'interAction Council tenue à Québec le 31 mais 2011 se trouve à cette adresse: http://interactioncouncil.org/final-communiqu-42

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire